LoganBackroom : OPEN

Derniers Commentaires

Soon to come...

The art of me


techniques, trucs et astuces

Jeudi 16 décembre 2004

Je m'arrête un instant. Je vais entreprendre de vous faire découvrir un peu du processus de création d'un épisode de Porky. Juste histoire de casser un peu le mythe de la page qui arrive toute prète de nulle part ... Voiçi ce qu'on appelle des story-boards :

Eh oui, c'est moche hein ! Voilà à quoi ressemble les 14 première planche de Porky 2. Considérez encore ces gribouillis et dites-vous que sans eux, il est impossible de gérer le rythme d'une bande dessinée. Grace au story-board, j'anticipe le nombre de cases par pages, les transitions graphiques, les mouvements de caméra, gros plan, plan moyen, plongée, contre-plongée ... en fonction du scénario écrit auparavant et que voilà :

Vous voyez là les 8 dernières planches de l'épisode 1 et les 8 premières de l'épisode 2. Chaque cellule représente une page numérotée avec un court descriptif de l'action et, s'il y a lieu, une indication de transition. Etant donné que je garde beaucoup d'infos dans mon petit cerveau, ce scénario restreint me suffit. Cependant si le scénario ne bouge plus par la suite, je me permet toujours une certaine liberté au niveau du story-board.

En ce qui concerne les dialogues, je les imagine en dessinant les personnages ce qui préserve une forme de spontanéïté qui me ferait défaut si je les écrivait avant. Une façon d'éviter l'effet "Blake et Mortimer" des dialogues littéraires.

J'ai tendance à penser qu'il y a deux plaisirs à faire de la BD. Le plaisir "charnel du dessin et de la couleur. Et le plaisir plus intellectuel de la mise en forme graphique de l'histoire que vous allez raconter. Au fil du temps, ce plaisir là a presque pris le pas sur le précédent. Même si dessiner des gros butchs est toujours aussi excitant !

A+

Logan

 

Par Logan Kowalsky
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 27 avril 2006

Je viens de créer une catégorie à part dans le blog. Je la nomme "techniques, trucs et astuces" simplement parce que tutoriels me semble un peu trop didactique et qu'il est surtout question de vous livrer ma propre expérience dans la création d'un comics et non de cours didactiques sur le sujet. Ne vous attendez donc pas à des articles du genre : Je dessine un bear de A à Z. Mais plutôt une discussion et quelques techniques sur la création d'un comics.

Je vous encourage vivement à proposer des thèmes sur le sujet, j'essayerai de les traiter dans la mesure de mes capacités.

 

Par logan
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander
Jeudi 27 avril 2006

Merci Fabrissou et Jimmy pour donner le signal de départ ! C'est d'autant plus intéressant que je comptais justement commencer par vous entretenir des étapes nécessaires à la création d'une page de comics/bd/manga.
Tout commence par un scénario. En effet sans histoire, pas de Bande dessinée... Je ne m'étendrais pas sur l'écriture d'un scénario ici - cela fera l'objet d'autre posts ultérieurs - Nous partons donc du principe que vous avez vos personnages, votre intrigue et son déroulement. Si qulequ'un d'autre que vous fait le scénario il y a fort à parier qu'il vous livre celui-ci découpé en scènes/pages/cases. ce qui signifie, une description rapide de la scène ou de la page a dessiner et une description case par case de la progression de l'action. Vous noterez au passage que le nombre de cases peuvent varier en fonction du feeling du dessinateur selon les besoins de la narration. Toujours est-il que les étapes sont les suivantes :

Sur la base d'une page scénarisée :

1 - Création du story-board qui présente de manière sommaire la future page mais qui contient tout les éléments de narration (cases-actions-emplacement des bulles)
2 - Crayonnés de la planche à un format en général supérieur au format d'édition.
3 - Encrage des crayonnés (ou mise en couleurs directes, le cas échéant)
4-  Mise en couleurs (de plus en plus numérique pour des raisons de rapidité, de coûts et de contrôle des couleurs à l'impression)
5-  Placement du texte.

On peut parfaitement travailler sa bd de façon non-chronologique en commencant par n'importe qu'elle page. En revanche il est conseillé de toujours travailler une scène entièrement afin d'éviter les ruptures graphiques (ça vaut aussi pour les couleurs).

En guise d'exemple je vous conseille de suivre le lien suivant qui cous montre cinq planches de l'excellent série BRPD de Mignola et Davis du scénario à la planche finale : un must !
http://www.darkhorse.com/downloads.php?did=504

Maintenant voilà les réponses à tes questions, Fabrissou !

Travailles tu planche par planche ou case par case ?

Je travaille à la fois planche par planche et case par case dans la mesure ou je trace toujours une esquisse globale de la planche avant d'approfondir le crayonné - Il arrive souvent que je "sorte" une case plus complexe de son contexte pour la travailler en plus grand. Voire même en plusieurs plans que je réintègre ensuite par ordinateur.


Rien ne sort jamais de tes cases, est-ce un choix délibéré ?

Oui c'est délibéré. Ceci pour deux raisons. la première est que j'ai encore beaucoup à apprendre en terme de narration graphique et qu'enfermer l'action dans des cases me force à me travailler le dynamisme de l'action, la lisibilité et la composition sans artifices. De plus, cela permet au lecteur de ne pas être distrait par le graphisme "débordant" au détrimant de l'histoire. Pour les mangas, c'est différent dans la mesure ou toute la page est monopolisée par le graphisme... Il y a peu de bords de page. 
C'est aussi une question de genre. Un comics de super-héros (depuis les années 90, déborde des cases). En revanche un polar, ou un récit gothique reste souvent dans cette discipline des cases.

Maintenant : les poils !

Ben, je les dessine avant de les encrer au pinceau (comme le reste d'ailleurs). Je fais la quasi totalité de mon encrage avec un pinceau poil de martre : kolinsky Isabey n°3. Mais chacun a sa technique d'encrage, plume, stillo bille, tablette graphique... La seule chose importante dans mon encrage des poils est le sens de la "virgule" du pinceau qui accompagne la forme des muscles du personnage, son volume.

Maintenant entrons plus avant dans la technique avec la question de Jimmy !

C'est une méthode que je tiens d'un pote coloriste.

Scanner son dessin en BITMAP a très haute résolution : 600 à 1200 pixel (moi c'est 1200) ce qui donne des pixels noirs ou blancs sans niveaux de gris. Parceque cela permet d'éliminer bon nombre de traits de crayonnés qui auraient été mal effacé, ainsi que des taches diverses.

Dans Photoshop, vous passez le scan en cmjn (si votre dessin est destiné a être édité) ou rvb s'il est destiné au web. Attention : a ce niveau le poid de votre image va augmenter drastiquement.

Vous réduisez la résolution a 300 dpi (Résolution standart pour une publication)

Double-cliquez, dans la palette des calques, sur le calque afin de le faire passer de l'état d'arrière-plan à celui de calque.

Juste au dessus du calque vous avez un pavé déroulant en mode : NORMAL. Passez le en PRODUIT.

Créez un nouveau calque que vous placez sous le calque de votre encrage. Vous pouvez en ajouter autant que vous voulez en dessous, selon la complexité de votre mise en couleur.

C'est sur ces calques que vous placerez votre colorisation qui apparaitra sous l'encrage.

Voilà. J'espère que mes explications vont vous être utile.

N'hésitez pas à réagir à cet article.

PS : J'essayerai par la suite de faire des screencaps pour illustrer mes articles. Sinon, je vous enverrai vers de bon tutos sur les sujets traités.

A +

Logan

Par logan
Ecrire un commentaire - Voir les 15 commentaires - Recommander
Vendredi 28 avril 2006

Alors voilà pour Jimmy ! spéciale Dédicace !

Couleur des cochonnets : base C:7 M:25 J:27 - Ombre C:15 M:40 J:42
Couleur des males : base C:18 M:34 J:37 - ombre C:23 M:45 J:49 N:4
Couleur des Glands et Tétines : base C:19 M:51 J:49 N:1 - ombre : C:32 M:58 J:56 N:7

Ta Daaaaaa ! C'est un départ, ensuite on brode, on joue avec les lumières sur un calque à part mais je vous en reparlerai, promis !

Par logan
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Dimanche 16 décembre 2007
En relisant les posts en réponse à un de mes articles, je suis tombé sur un, en particulier, qui me pousse à aborder la question du scénario. On a tous fait l'expérience, d'écrire un scénario si dense qu'il dépasse le cadre du format initial du comics 24 pages pour devenir un vrai roman.

De l'utilité de rédiger en premier lieu un synopsis qui résume sans détail le contenu de l'histoire. Gardez le sous le coude, il vous recadrera quand vous serez perdus dans la rédaction de détails inutiles.

J'ai une technique pour rester dans les limites de mes 24 pages : voilà deux scans d'exemples. Il s'agit ici des 14 premières pages de Porky 1.

Dans le premier, sur une ou plusieurs feuilles je trace mes pages en petit et à l'intérieur, je rédige de façon succinte l'action qui y sera dessinée (ainsi que le numéro de la scène dont elle fait partie).



Ou alors je trace une ligne horizontale et, comme une progression temporelle je trace 23 marques (pour 24 pages), ensuite j'annote les scènes, un peu de leur contenu, ce qui me permet d'un coup d'oeil de juger si une scène prend trop le pas sur les autres en regardant le nombres de pages qu'elle occupe.



En règle générale, on commence par faire un synopsis, on écrit le scénario directement, scène par scène, ce qui permet de décider du nombre de scène en place, et d'harmoniser le nombre de pages qu'une scène va occuper.

Certaines scènes n'ont pas besoin de s'éterniser, n'hésitez pas à couper net, si ça ne nuit pas à la narration. De même, vous pouvez méler deux scène ensemble afin de couper la monotonie du "scène par scène" et ça vous permet de jouer avec des parallèles ou des oppositions (cf : le début de Porky 3 qui est un parrallèle Porky/Daddy).

Parfois, il est difficile de trouver quel dialogue ou quel action donner à ses personnages. Pour résoudre cela, donner leur une histoire, un caractère et une façon de s'exprimer distincte. Des tics de language peuvent aider à la personnification d'un personnage mais n'en abusez pas. Leur donner un caractère particulier vous permet d'anticiper la réaction d'un personnage à une situation donnée. Un ours ne réagit pas de la même façon qu'une truie... Ou qu'un petit Porky !!!

Avant d'écrire, essayer ceci. Allongez-vous, fermez les yeux et passez vous la scène que vous voulez écrire comme un film que vous regarderiez. Passez vous les dialogues aussi. Imaginez les décors. Faire ça va vous immerger dans la scène. Rembobinez le film, arrêtez vous sur un passage, reprenez le film en cours, jusqu'à ce que la scène soit claire et évidente.

Je fais ça tout le temps, parfois avant de me coucher. Ne vous inquiètez pas, vous n'aurez pas tout oublié le lendemain, même si vous ne vous souvenez plus des dialogues en détail, votre écriture par la suite sera plus facile et les dialogues reviendront d'eux mêmes. En plus c'est un excellent exercice de stimulation de l'imagination et cela rend moins abstrait le travail d'écriture !

Voilà, j'espère que ça va vous aider !
Par logan
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Créer un blog sexy sur erog.fr - Contact - C.G.U. - Signaler un abus

: les blogs pour adultes d'